Philippe Coudari est né en mars 1956 à Alep, Syrie, de père Français et de mère Arménienne. Cette même année sa famille immigre à Montréal, où il vit depuis. Il s’est senti privilégié d’avoir été élevé à la croisée des cultures européenne, méditerranéenne et canadienne.

Il fait des études collégiales en Sciences Pures et en Arts Graphiques. Il exerce par la suite plusieurs métiers et obtient en 1989 un B.A.A en administration des affaires à l’Université du Québec à Montréal.

C’est en 1991, âgé de 36 ans, qu’il s’intéresse à la sculpture et qu’il découvre sa véritable voie. Autodidacte, il développe sa propre technique avec l’argile qu’il forme et modèle à l’aide d’un bâton. Bien qu’il s’attache à la figure humaine, il travaille peu avec le modèle vivant.

À partir de 1994 il fait de nombreux voyages en Europe et aux États-Unis où il visite musées, expositions et ateliers d’artistes.

En 1998 et 1999 il fait de courts séjours à l’atelier de Roseline Granet (Meudon, France) qui lui fait connaître sa technique de plâtre et de cire.

En 2001 et 2002 il travaille à Pietrasanta (Italie) dans plusieurs ateliers. C’est là qu’il s’initie au marbre et commence à l’intégrer à son travail.

Ses sculptures ont été présentées au Canada, aux États-Unis, en France, en Italie et en République Tchèque.

« Que je travaille avec la forme humaine ou que je m’en éloigne, j’espère fixer dans le temps et l’espace l’immatérialité du monde intérieur, intime et dense de la condition humaine. Mes efforts tendent – en recherchant l’unité de la lumière, des plans, lignes, tensions et volumes construits sur une structure inscrite dans une forme – à atteindre non pas un réalisme mais une vérité qui interpelle voire qui questionne l’observateur (trice) dans son être, sa culture et sa mémoire. En projetant sur la sculpture sa propre expérience humaine, comme l’a fait avant lui l’artiste, il devient à son tour agissant et créateur. De ce point de vue, donner un titre me gène car son pouvoir suggestif influence cette action créatrice de l’observateur (trice), que je souhaite indépendante de la mienne. »